Il y a encore peu, personne n’aurait misé un kopek sur le rock d’ici et voici qu'aujourd’hui on découvre une scène underground active et pleine de jus. Témoins, les Dizzy Brains, groupe labellisé « garage rock »
Avec ses trois millions d’habitants,Incroyable, un groupe gasy qui a comme références les Stones, les Stooges, les Ramones ! Et pourquoi pas les Sonics, les Troggs, le MC5 ? Tout ce dirty sound des années 60 et 70 à l’origine du punk rock actuel ! Pour ceux qui seraient nés de l’avant-veille, on appelle ça le garage rock, le rock « comme sorti du garage » ! Vroum vroum la pédale fuzz ! Son crade, rythmique sur les chapeaux de roue, déhanchements vicelards… tout ce qu’il faut pour se faire remarquer dans la cour de récré ! Tout cela les Dizzy Brains (quelque chose comme les « mous du cerveau » ?) vous le garantissent. Quatre petits gars d’ici qui veulent « faire du rock et rien que du rock », surtout pas de ces machins pop qui donnent envie de gerber !
« À Madagascar on a raté pas mal d’étapes, on mélange tout, le hard, le punk, le metal, on ne sait plus de quoi il s’agit. Nous on veut revenir à l’essence du rock. » Essence, garage, voyez comme tout cela est cohérent ! Instruments pas plus qu’il n’en faut, et surtout pas de synthés. À la manoeuvre Eddy Andrianarisoa (cordes vocales), Hary Dio Randriamanantsoa (guitare), Mahefa Andrianarisoa (basse) et Mika Rakotoarimanana (batterie). « Nous ne voulons pas être des musiciens exceptionnels », lance Dio, fiston soit dit en passant du chanteur Ifanihy. « Ce qui nous intéresse, c’est l’énergie brute (raw power) qu’on balance en live. C’est pareil quand on enregistre, une prise ça nous suffit. » À l’opposé de tous ces affolés du manche qui doivent leur virtuosité aux techniques de studio !
Avant d’en arriver aux Dizzy Brains en mai 2011, le groupe a connu pas mal de mutations, d’abord sous le nom de The Radio City puis de Flowers City. Derrière, l’empreinte des frères Andrianarisoa qui avouent avoir toujours baigné dans les riffs « protopunks » des années 60 via les vinyles de leur paternel. Leur nom de Dizzy Brains est ainsi un hommage indirect (via L’Homme à la tête de chou ?) au couple Gainsbourg-Dutronc, deux maîtres du garage rock à la française en tout cas pour le second (Les Cactus, On nous cache tout).
The Dizzy Brains’s tracks
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