hide

About

http://avantgardechaude.blogspot.com/

L'artiste partage certains traits de la figure du chômeur. Un cas d'artiste flagrant et commun certainement avec toute position précaire est le fait que souvent la socialité n'apporte plus une augmentation des repères et des points d'appui pour "rebondir", mais peut amener à une aggravation du précaire, encore plus que si l'artiste avait choisi la solitude et l'insensé de se définir "a priori" en tant que "maudit".

Ceci dit, la conséquence chez le peintre de l'effort social est la multiplication des projets, et le côté "art total" ou "Léonard da Vinci" (c'est à dire : être un touche-à-tout). Les choses en sont là pour moi depuis le début de ma prise de conscience en tant qu'artiste, autour de mes 19 ans. Depuis cette âge-là j'envisageais d'être peintre, mais aussi d'ajouter la création musicale, dont des opéras, et bien d'autres activités qui pourraient se rejoindre dans l'écriture. Le cas venu d'avoir pratiqué des enregistrements sonores et d'avoir traduit de la poésie sur une modalité "vitesse", m'amène, par exemple, à avancer l'hypothèse d'une nouvelle pratique artistique : la "traduction performative".

Qu'elle ait lieu dans la rédaction écrite, où il n'y aurait de prime abord de distinction d'avec la traduction littéraire, ou qu'elle soit plus exactement de la "performance", dans les cas irréfutables où nous avons allumé l'enregistreur, ouvert un recueil de poèmes en n'importe quelle langue un peu connue de nous, et que nous nous soyons mis à réciter dans une langue différente tout en essayant de nous exercer au "chantant" du poème classique, il y a lieu du "performatif" dans les deux cas.

Dans le cas où cela semble se passer comme s'il en était d'une "traduction littéraire", c'est le choix délibéré de langues mal connues, l'introduction intentionnelle, si l'on peut dire, de "l'arbitraire". L'introduction de force de l'étymologie et son côté sonore en dépit des intentions créditées... Et nonobstant cette étymologie "de force" n'est pas "violente" mais "non-violente", bouddhique on dirait, puisqu'elle accompagne le sens et en donne une finition artistique au hasard qui découle de l'ignorance accumulée en vitesse, ramassée par la lecture "surprise". Le contexte aussi, ce que j'appelle le "bloggy"...

Pour ce qui est du passage ou dérivation en musique, je trouve intéressant de demander quelques pistes au jeune romancier Arthur-Louis Cingualte, qui m'a mis sur une piste inouïe, celle de l'astrologie précolombienne... C'est dans cette direction-là que je compte produire cette année des "berceuses intellectuelles" dont je me réserve l'antériorité envers et contre tout. Merci, bonne nuit.

Manuel Montero   Manuel Montero, Paris, France

Follow

Share to WordPress.com

If you are using self-hosted WordPress, please use our standard embed code or install the plugin to use shortcodes.
Add a comment 0 comments at 0.00
    Click to enter a
    comment at
    0.00